Prés de la fenêtre, voilée de fines et fragiles dentelles...
Le lierre frissonne, laisse entendre de légers battements d'ailes,
Le soleil discret, caresse le bois des meubles cirés,
Senteurs d'un bonheur passé, mais pas encore pansé...
L'enfant s'éveille soudain, s'échappe, de ses tristes pensées...
Dans l'écrin pur de son c½ur ,une douce mélodie est née,
Pauvre petit garçon , pas plus haut qu'en avril le blé,
Qui prends son archet, son violon amèrement délaissé...
L'instrument posé ,d'un geste tendre dans son cou frêle...
Les larmes s'apaisent, petit virtuose regarde le ciel,
Sa maman l'a quitté, bercée dans l'éternelle saison,
Mais ce soir juste pour elle, il fera danser l'horizon...
Quelques notes perdues volent, frôlent les roses du jardin...
Timides au début, noires ou blanches, toutes emplies de chagrin,
Soudain la mélodie s'envole ardente ,l'enfant sourit,
Ces accords qu'il enchaîne, montent haut en perles fleuries...
Caressées par l'amour, ses cordes résonnent jusqu'aux cieux...
Du violon de l'enfant triste, s'envolent les printemps heureux ,
Le rossignol se tait, respectueux, et n'ose même plus s'envoler,
La mélodie frôlant ses ailes repliées, il a frissonné...
L'enfant repose tendrement, son violon et son archet...
Toute sa tendresse qui périssait en cage, est libérée,
Dans l'horizon de ses notes claires ,filait un ruisseau,
Salué par la douce révérence ,du vent dans les roseaux...
nelly-fee